Quand les pollens attaquent, je contre-attaque

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Cet article a été réalisé par une contributrice, Pauline! 

« Ah le printemps… la nature se réveille, les oiseaux reviennent, on crame des mecs… » – Kaamelott

Cette fameuse réplique de la série Kaamelott représente bien l’état d’esprit des allergiques en ce joli mois d’avril. L’envie de tout brûler, de tout casser, de s’arracher le nez et le cerveau avec, juste pour cesser d’éternuer rien qu’une petite heure. Et pourtant, qu’est-ce qu’on les a attendus, les beaux jours ! Tout l’hiver, on n’espérait qu’une chose : pouvoir se débarrasser des multiples écharpes, gros pulls et bottes fourrées pour aller ronronner au soleil. Mais maintenant qu’il est là, on se souvient : en fait, le printemps, c’est la meilleure et la pire des saisons en même temps.

Forte de mes quelques années d’expérience, je me dois de partager les leçons que j’en ai retiré. Parce que finalement, on peut apprendre à (sur)vivre avec. Et la première chose à faire, c’est de savoir contre quoi on doit se battre. Un petit tour chez le médecin s’impose, et serrez les dents si vous n’aimez pas les piqûres ! Une fois que vous savez à quoi vous êtes allergiques, vous saurez à quelle période vous êtes le plus vulnérable. Vous saurez donc quand éviter les joggings en plein air et les rendez-vous galants sur une terrasse, peu fructueux avec la goutte au nez et les yeux vitreux … Procurez vous un calendrier des pollens, ou mieux, l’application Pollen-news, qui vous permettra de suivre en temps réel l’attaque aérienne des micro-soldats jaunes. Et de vous en protéger au mieux.

DSC_0229 Le nez, couloir d’assaut principal pour les troupes polliniques, est malheureusement difficile à protéger. Bien-sûr, exposez-le le moins possible aux bouquets de fleurs et autres prairies verdoyantes. Attention, ce sont souvent les arbres qui regorgent le plus de mini-terrorristes anti-humains ! Mais si vous n’avez pas le choix (on ne peut pas tous devenir ermite quatre mois par an), c’est la crème très grasse qui vous sauvera. La Vaseline est personnellement l’une de mes meilleures alliées printannières. Déposez-en une petite couche juste à l’intérieur des narines (charmant ! mais ne se voit pas, heureusement), pour bloquer l’accès aux envahisseurs. Et surtout, baladez-vous toujours avec un mini tube de crème très hydratante (Excipial Onguent pour moi) pour réparer (sans piquer) votre pauvre peau, rougie et asséchée par les mouchoirs. Mouchoirs qui ne doivent jamais être des recyclés, quasiment aussi abrasifs que du papier de verre quand on les utilise régulièrement ! Et pour que votre sommeil ne soit pas trop dérangé, un spray nasal enchantera vos nuits comme jamais.

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Avamys – Excipial

Les yeux, miroir de votre âme torturée par les pollens, sont le nerf de la guerre. Chez la plupart des allergiques ils deviennent très sensibles, et même si vous le ne sentez pas, ils sont la porte ouverte sur vos muqueuses (pour parler un délicat language). Dès lors, le soleil devient l’ennemi public numéro un, aussi déprimant que ça puisse paraître … Non seulement il irrite les yeux déjà aggressés, mais il amplifie encore l’effet des pollens, comme s’ils n’étaient pas déjà assez désagréables comme ça. Le conseil mode universel pour le printemps, c’est donc les lunettes de soleil ! Faites la star sans scrupule, vous avez désormais une bonne raison ! Il vous faut des vraies protections UV, si possible assez larges pour retenir le plus de soleil et de mini particules possible. Pendant les hostilités, mieux vaut aussi éviter de trop se maquiller à l’intérieur de l’œil, et de porter des lentilles de contact. Et le soir, autorisez-vous à faire comme les filles dans les films qui se collent des concombres sur les yeux, ou mieux, des sachets de thé. Ça repose, ça apaise, et c’est extrêmement agréable, sauf si vous avez un copain qui aime bien se moquer de vous.

Dernier conseil, côté cheveux, faites-vous plaisir avec les tresses plaquées et chignons hauts : plus ils sont attachés, mieux c’est ! Secouez-les sur le pas de la porte ou sur le balcon, avant de rentrer chez vous et de semer des pollens partout. Et si vous en avez le courage, déshabillez-vous aussi hors de votre chambre à coucher, douchez-vous le soir, et lavez-vous les cheveux le plus souvent possible histoire de vous débarasser de toutes les minuscules choses qui se sont accrochés à vous pendant la journée. Le plus important, c’est de préparer votre propre plan d’action. Ne leur laissons pas une seule chance, à ces sales petites choses microscopiques ! Et surtout, je vous en supplie … Ne les laissez pas vous gâcher votre printemps !

Pauline