Les 5 pépites musicales à découvrir à Paléo

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genevalunch.com

Chaque année, c’est la même chose. Le programme du Paléo à peine révélé, voilà que ça grommelle déjà sur Facebook. « Paléo s’est associé avec le musée romain de Nyon cette année pour nous servir autant de ruines et de fossiles? » pouvait-on lire sur la page du festival, mercredi passé. Il faut dire que les attentes étaient hautes pour cette 40e édition et fatalement, certains on été un peu déçus (moi-même, après la frustration d’avoir rafraîchi ma page cinquante fois en trois minutes, j’avoue ne pas avoir bondi d’excitation en découvrant le pdf tant attendu).

Mais si Robbie Williams, Sting ou Johnny ne vous emballent pas tant que ça, tout n’est pas perdu. Heureusement, et c’est évident, Paléo ne se limite pas à ses têtes d’affiche. L’intérêt des festivals (en dehors du plein air et des stands de crêpes), c’est aussi de pouvoir assister à tout un tas de concerts pour lesquels on n’aurait probablement jamais acheté de billets.

J’ai donc fait un petit tour d’horizon de cette programmation 2015,  afin de sélectionner quelques artistes qui me paraissaient prometteurs ou alléchants. Ceux dont le nom n’est pas en gros ni en gras sur l’affiche, et qui n’ont pas encore l’honneur de posséder une page Wikipedia. Mais qui, who knows, pourraient bien vous offrir de jolies surprises au détour d’un chapiteau.

ONE SENTENCE. SUPERVISOR: indie rock helvétique (Ma 21.07)

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Commençons par un groupe bien de chez nous. Enfin, de Baden, plus précisément. S’ils ne nous font pas le plaisir de chanter en suisse-allemand, les quatre Argoviens de cette formation au nom intriguant proposent un savant mélange de guitares électriques et de refrains prenants (j’ajouterais que la voix du chanteur ressemble agréablement à celle de Chris Martin). En ressort un rock subtil et envoûtant, digne d’une BO de film, que je peux bien m’imaginer écouter assise dans l’herbe, alors que le jour tombe sur les collines de Paléo.

BATIDA : électro aux accents du Sud (Me 22.07)

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soundwayrecords.com

Prenez des sons electro-dance et mixez-les à des rythmes afro-brésiliens: Batida, c’est le cocktail énergisant qu’il faut à votre soirée Paléo! Le projet naît en 2006 de l’imagination de Pedro Coquenão, jeune Portugais aux origines angolaises, qui souhaite promouvoir une musique africaine d’un nouveau genre. Il décide alors de reprendre des morceaux angolais des années 70 et de les moderniser, un genre que l’on nomme le « kuduro ». En collaborant avec des artistes locaux, Batida propose aussi des paroles qui reflètent une critique socio-politique du pays. Mais avant tout, c’est une musique vivante, vibrante, qui m’inspire l’été, la danse. Et la joie, comme l’évoque ce morceau au titre éloquent, « Alegria »:

SHAKE SHAKE GO: pop-folk franco-galloise (Me 22.07)

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rtl2.fr

La chanteuse au chapeau de feutre, Poppy Jones, vient du pays du Galle. Et ça s’entend. Si l’accent peut en agacer quelques-uns, sa voix grave au grain bluesy est néanmoins parfaite pour le folk-acoustique de son groupe, Shake Shake Go. À ses côtés, un Anglais et pas moins de trois Frenchies qui manient guitares sèches et percussions à la perfection, dans une atmosphère « feu de camp » sans prétention. De charmantes ballades comme je les aime, à l’instar de leur titre-phare « England Skies« , mais aussi des morceaux plus « rock » en perspective. De quoi vous faire taper du pied et dodeliner de la tête, une couronne de fleurs dans les cheveux.

HUSBANDS: électro-pop et synthés (Je 23.07)

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tafmag.com

Tout droit venu de Marseille, ce trio masculin est, à mon avis, un invité à ne pas manquer cet été. Sous la bâche colorée d’une tente de la plaine, le son de cette pop électrique et aérienne risque bien de vous emporter pendant une heure ou deux. Le nom du groupe, Husbands, tout droit inspiré du film éponyme de John Cassavetes, évoque « l’histoire de trois potes qui s’amusent ». Un concept que ces trois trublions parviennent à mettre en musique dans une mixture à la Metronomyoù les paroles en anglais (sans accent s’il-vous-plaît!) résonnent sur des beats entraînants et enivrants.

COELY: rap-hip-hop fougueux (Sa 25.07)

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flus.be

Voilà qui devrait ravir les amateurs du genre. Coely n’a que 21 ans et c’est déjà une petite tornade du rap. En plus de l’attitude total-sassy qui convient, cette jeune Belge d’origine congolaise offre une voix puissante à la Alicia Keys et un débit qui n’a rien à envier à ses homologues américaines (Nicki Minaj et son fessier n’ont qu’à bien se tenir!). Mêlant hip-hop et parties rap, les sons de Coely débordent d’une énergie bouillonnante. De quoi réveiller une foule engourdie par le soleil. « Can’t run away, no you never back down » aura-t-on envie de reprendre en choeur pendant son titre « My Tomorrow » (sa reprise de « Cry me a river » de Justin Timberlake vaut aussi le détour!)

Evidemment, la liste ne s’arrête pas là, surtout que le Village du Monde, sous le signe de l’Extrême-Orient cette année, accueillera de nombreux artistes traditionnels qui feront voyager les festivaliers. A chacun de composer son programme musical pour une soirée riche en rythmes et mélodies…à condition que vous puissiez mettre la main sur un billet ou deux!

Virginie