Les perles musicales de l’été qui accompagneront notre automne

Alors qu’on se prélassait sur des plages paradisiaques en sirotant des cocktails, les musiciens n’ont pas chômé, eux! Pendant les trois mois d’été, des dizaines de nouveaux albums ont été révélés, dans tous les genres de musique. De Muse à Miley Cirus, en passant par Beach House ou encore Mika, il n’a pas été facile de ne sélectionner qu’une poignée de ces nouvelles compositions en vue de vous les faire découvrir. Mais je me suis lancée, et vous présente dans cet article cinq albums aux accords frais et dynamiques qui feront sans aucun doute du bien à vos oreilles en ce tout début d’automne.

Of Monsters And Men – Beneath The Skin

Source: amazon.com

C’est en début juin que les cinq compères islandais nous ont dévoilé leur nouveau précieux sésame. Après le succès fulgurant de leur chanson Little Talks et un fabuleux premier album, ils ne déçoivent pas du tout avec leurs dernières compositions. On y retrouve des voix agréablement simples, des mélodies chantantes et surtout cette atmosphère si fraîche qui fait la spécificité du groupe à mes yeux. Le tout sonne juste, saute du joyeux au légèrement mélancolique avec brio, sur fond de tambours et de cuivres.

On craque pour le titre I Of The Storm, ballade enivrante et un brin triste, qui traduit très bien les émotions parfois noires du quotidien comme la peur et l’impuissance. La chanteuse nous arracherait presque des larmes quand elle laisse s’échapper ces mots: « I am a stranger, I am an alien, inside a structure. Are you really going to love me when I’m gone, with all my thoughts and all my faults? »

MS MR – How Does It Feel

Source: msmrsounds.com

Avec cet album, apprêtez-vous à plonger dans un savant mélange entre pop actuelle et incroyables sons d’inspiration 80’s. Le duo américain revient avec 12 morceaux alliant rythme, énergie et parfois un certain calme. Par sa voix intarissable, la chanteuse Lizzy Plapinger nous emmène avec elle dans des histoires que l’on devine prenantes rien qu’en lisant leurs titres: Criminals, No Guilt in Pleasure ou encore Crual.

On craque pour le titre PaintedDès les premières secondes, il nous propulse 30 ans en arrière. Ce qu’on s’y verrait, sur cette piste de danse, arborant fièrement une jupe taille haute fuchsia et des cheveux gaufrés!

Foals – What Went Down

Source: foals.co.uk

Il est fou, le pouvoir du rock indie. En un instant, il peut nous bourrer d’énergie, et notre pied ne se fait alors pas prier pour frapper le sol de coups rythmés. Avec cet album des Foals, vous n’échapperez pas à ces symptômes, croyez-moi! Les guitares électriques se font parfois premières actrices, parfois discrètes, mais n’hésitent jamais à s’allier à leur amie batterie, sans qui les titres des Foals ne seraient pas si géniaux.

On craque pour le titre Birch Treeoù l’innocent refrain reste tout de suite en tête, en nous apportant cette petite touche gaie qu’il nous manque parfois durant la journée. Vous verrez, vous le fredonnerez sans doute durant des heures!

Florence + The Machine – How Big, How Blue,
How Beautiful

Source: store.florenceandthemachine.net

La belle Florence Welch nous fera décidément toujours vibrer. Son timbre de voix n’a pas perdu de sa force ni de son emprise sur l’auditeur. Un climat envoutant et mystique, typique du groupe, transparaît à nouveau dans cet album. Les chansons sont puissantes et un peu torturées, ce que l’on retrouve avec plaisir après leur majestueux précédent album, Ceremonials. Si l’on résumait tout en quelques mots, on parlerait de calme, puis d’un coup de tonnerre poursuivi d’une averse courte mais violente. Les titres de Florence + The Machine, c’est ça: un éternel orage que l’on adore.

On craque pour le titre Queen Of Peace. Une courte mélodie quasi romantique se voit vite tirée vers 5 minutes soutenues où Florence nous compte une histoire de paix et de haine, d’amour et de douleur. L’histoire de nos vies à tous, au fond.

Paul Kalkbrenner – 7

©DR

Pour clore cette sélection musicale de l’été, direction Berlin. Sorti il y a pile un mois, le dernier album de celui parfois appelé « Père » Paul Kalkbrenner recèle de titres agréables, simples mais efficaces. Le géant de la techno a en effet choisi de faire dans le soft et dans le mélodique, chose appréciable en la période actuelle; qu’y a-t-il de mieux que de la minimale paisible et imperturbable pour profiter de ces derniers apéros aux rayons du soleil de fin d’été ?

On craque pour le titre Feed Your HeadUn beat soutenu, des accords propres et une voix étrange que l’on attribuerait facilement à la chanteuse du célèbre titre Zombie de The Cranberries: les trois ingrédients de cet énième sans-faute de Paul.

Agathe