Ces pubs de Noël qui nous font (déjà) fondre

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J’aime Noël. Pas tant le Noël de la dinde et des cadeaux (même si loin de moi de cracher sur une bonne bûche au chocolat). Plutôt le Noël du froid, des ovomaltines fumants, des guirlandes lumineuses sur les bâtiments publics…cette atmosphère particulière.

Bon, on est d’accord, accrocher lesdites guirlandes à la mi-novembre, c’est un peu indécent. Et je ne parle pas des boules de Noëls fuchsia qui pullulent dans les vitrines des grands magasins (spéciale dédicace à Manor et ses cannes à sucre bien tape-à-l’œil). Mais je dois avouer, comme chaque année, je me réjouis de sortir mes gros pulls et mes « christmas songs ». Une vraie gosse.

C’est donc carrément plus excitée qu’indignée que j’attendais de découvrir la nouvelle publicité saisonnière de John Lewis. John Lewis, c’est un homme politique américain des années 40, mais aussi une chaîne de grands magasins slightly chic (un peu à la Globus, tiens) que l’on ne trouve qu’en Grande-Bretagne. En dehors du Royaume Uni, on les connaît surtout pour leurs célèbres « christmas adverts ».

Depuis 2007, la chaîne sort, tous les ans à la mi-novembre, une longue publicité en vue des fêtes de fin d’année. Et laissez-moi vous dire : elles sont toutes terriblement jolies et attendrissantes. En même temps, pas difficile: elles racontent l’histoire d’un lapin et de son ami l’ours qui hiberne, ou encore d’un bonhomme de neige romantique. Tout en poésie.

En plus, chaque pub est accompagnée d’une bande son créée spécialement pour l’occasion : des reprises par de jeunes artistes, anglais pour la plupart. Lily Allen, Ellie Goulding ou encore Gabrielle Aplin se sont frottées à l’exercice, et plusieurs de ces tubes ont atteint le top des charts. Mention spéciale à Tom Odell, qui a donné l’an passé un nouveau souffle à ce morceau peu connu des Beatles, « Real Love ». Je fonds. Et cerise sur le christmas pudding, la pub parle d’un pingouin en manque d’affection. C’est cadeau.

Oui, bon, c’est un peu trop facile de se laisser attendrir par une pub bien agencée. Il ne s’agit au fond que d’un habile coup marketing (à 7 millions de £) pour nous inciter à acheter et encore acheter (le pingouin en peluche, star de la pub de l’an passé, était en rupture de stock après 24h. A plus de 100 francs pièce, autant dire que John Lewis a réussi son pari).

Oui, ces pubs sont un chouïa cheesy et, avec leurs choix de personnages et de narratif, tirent sur la corde sensible du spectateur (et potentiel client). Mieux vaut en être conscient au visionnement. Je trouve d’ailleurs que l’édition de cette année, qui raconte la rencontre entre une petite fille au minois craquant et un vieil  habitant de la lune solitaire, verse un peu trop dans le pathos.

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Mais à cette époque de l’année, c’est un fait, nos traditions veulent qu’on casse sa tirelire pour offrir quelques babioles inutiles à ceux qu’on aime. Fondements matérialistes ou pas, on l’accepte, même, on le fait de bon cœur (sauf quand c’est le 23 et qu’on cherche encore un truc potable à offrir au beau-frère compliqué). Un peu comme le bon vieux « All I want for Christmas is you » de Mariah Carey ou l’odeur des étoiles à la cannelle, ces vidéos activent mon « mode Noël » et me réjouissent, simplement. Deux minutes de feel-good pour les internautes, au milieu de la grisaille automnale. Et ça, franchement, ça ne peut pas faire de mal.

(Allez, une petite dernière pour la route:)

Virginie