Se vider la tête? 6 techniques qui marchent

« Ne pas oublier », « Urgent», « A faire », « Rendez-vous de la semaine »,…  Des listes, toujours des listes. Les choses à faire attendent impatiemment d’être barrées, et nos vies se fractionnent en mouvements énumérés et hiérarchisés si froidement. C’est qu’elles sont bien malignes, ces listes. Discrètes, elles se glissent partout, n’importe quand, et occupent, bien plus qu’elles ne le devraient, nos Post-it, nos calepins et nos cerveaux. Qu’elles soit couchées sur papier ou simplement imaginaires, elles font partie du quotidien de quantité de personnes.

Véritables appuis pour nous aider à tout gérer, ces listes peuvent, lorsqu’elles sont trop nombreuses, avoir l’effet inverse. Mais carrément. Elles peuvent nous obséder, régir chaque journée, et remplir notre tête au point de la transformer en cocotte minute prête à exploser à tout moment. Ne vous laissez pas avoir: quand vous avez atteint ce stade, agissez, essayez de vous distancer de toutes ces préoccupations. Et pour ça, Evasions vous énumère (décidément, ces listes!) six moyens de se purger le cerveau de façon radicale. Allez, on laisse tomber les agendas, les iPhones et les soucis, et on ne pense plus qu’à… ne penser à RIEN!

1. On file au sport

C’est la fin de la journée. Après douze heures de travail dans les jambes, vous ne savez plus comment vous vous appelez, -ni comment s’appelle votre chien, tiens-, tant votre cerveau est sous pression. Laissez-le en paix un moment, par pitié, et faites un peu travailler votre corps. Enfilez vos leggings et vos baskets, et courez, musclez, squatez, pumpez, faites ce que vous voulez, tant que ça vous fait transpirer. De mon côté, j’ai récemment découvert la fitboxe, et en suis complètement fan. Le but: frapper dans des sacs de boxe tout en travaillant son cardio et sa musculature. Mais, surtout, se défouler comme jamais. Durant une heure, on lâche tout, on oublie tout. Un véritable exutoire, vous devriez tester.

2. On appelle un(e) ami(e)

Lorsque votre planning, chargé comme jamais, vous obsède jusqu’à vous empêcher de prendre la moindre minute pour vous, ne restez pas seul avec ce pauvre diable. Partagez vos inquiétudes avec un(e) ami(e); expliquez-lui pourquoi, selon vos convictions, « c’est impossible de faire tout ça en si peu de temps !». Il/elle exposera alors ses propres arguments, raisonnables et extérieurs, et ils ne tarderont pas à vous clouer le bec. Vous pourrez alors passer au papotage léger ou au débat d’idées; c’est égal, tant que vous laissez votre tête penser à autre chose qu’à vos propres tracas. 

3. On fait du coloriage

Oui, comme les enfants! Depuis quelques temps, les cahiers de coloriage pour adultes apparaissent un peu partout, et se sont probablement échangés sous beaucoup de sapins en décembre dernier. A première vue, cette tendance peut laisser perplexe: « Tu penses vraiment que de me mettre à dessiner comme un gamin va me calmer? ». Eh bien oui! Le coloriage anti-stress, comme on l’appelle, permet de focaliser son esprit sur quelque chose de concret, tout en laissant sa créativité se dévoiler. Selon Gilles Diederichs, art-thérapeute interviewé par le magazine Féminin Bio, le coloriage « propose de se centrer sur une activité de loisir et de création, qui rejoint l’enfance et permet le lâcher-prise émotionnel. Le coloriage sert de cadre pour passer de l’anxiété à un état plus serein. Il n’y a pas de retenue bien que l’on soit dans un cadre qui nous permet de ne pas partir dans tous les sens. » (pour l’article en entier, cliquez ici). Alors, convaincu? Vous trouverez des dessins à colorier dans des livres spécialisés, ou vous pouvez directement les télécharger sur le web, par exemple depuis ce site.

4. On fait travailler ses petits doigts

Si le coloriage ne vous tente pas vraiment, sachez que toutes les activités qui occupent les mains sont très utiles pour se vider la tête. Vous allez me dire qu’on peut tout à fait effectuer des gestes manuels tout en continuant de ressasser nos listes et petits stress… On peut, oui, mais c’est plus difficile de leur laisser de la place alors que l’on doit se concentrer un minimum sur ce que l’on fait! Je vous défie de réussir à réaliser vos macarons, alors que vous êtes en pleine organisation mentale de votre semaine! La cuisine, mais aussi le bricolage, le jardinage, le tri de l’armoire, le ménage, la réparation de voiture (tant qu’on y est): les possibilités ne manquent pas pour vous apprendre à déléguer à vos mains une part de travail. 

5. On va dans un lieu qui nous est cher

Chacun a son propre jardin secret, cet endroit où le reste du monde n’existe plus. Un café, le sommet d’une colline, un bord de lac, un banc public abandonné; vous avez le vôtre, j’ai le mien. Eh bien, rendez-y-vous, installez-vous confortablement… et respirez. Concentrez-vous sur vos poumons s’emplissant d’air, sur l’énergie si spéciale de ce lieu que votre coeur a choisi. Ne pensez pas à votre téléphone, au regard des passants ou à l’heure qu’il est, seul l’instant compte. De retour à la maison, vous vous sentirez plus léger et prêt à affronter ces listes sournoises, comme un(e) chef(fe). 

6. On se déchaîne sur de vieilles chansons

C’est LA technique toujours efficace! Empoignez une bouteille en guise de micro, ajustez votre casque, grimpez sur votre canapé et replongez-vous dans les hits de votre enfance/adolescence. En s’imaginant sur la scène de The Voice (sans le public qui va avec, heureusement), se décharger de ses mille et une tâches n’est pas si dur, vous verrez. Et d’ailleurs, qui n’a jamais chanté, dansé, fait des mouvements bizarres alors qu’il était seul chez lui? Au bureau ou en cours, les convenances nous empêchent de le faire; alors à la maison, on profite de s’éclater, sans public et sans jugement. 

Agathe