Snapchat : pourquoi c’est cool

Depuis Youtube, Facebook, Twitter puis Instagram, notre dictionnaire a déjà accueilli pas mal de petits nouveaux : on s’est mis à liker quelque chose, à s’abonner à quelqu’un, à suivre des gens, à se faire suivre par beaucoup de personnes autres que son psychologue. Même les égoïstes se sont mis à partager, et on a commencé à discuter en mots collés précédés d’un dièse.

Ça, c’était déjà sympa. Mais ça, c’était avant. Maintenant (et depuis un moment déjà), en plus de tout ça, on snap, on balance des stories, on demande des snapcodes à ses potes, ces étranges fantômes entourés de petits points noirs, on face swap à tire-larigot avec notre voisin – ou pire, avec des photos de stars.

Ça vous est familier ? Parfait, à moi aussi. Et aujourd’hui, vous allez comprendre pourquoi vous êtes tombés, vous aussi, dans le panneau d’un énième réseau social. C’est parti !

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1. On ose s’afficher moche

Cette raison apparaît en tout début de liste, et ce n’est pas un hasard. Parce que, sérieux, ça ne vous fait pas du bien d’avoir enfin un réseau social où il est admis et accepté de se montrer au plus moche ? On a beau dire ce que l’on veut, sur Facebook et Instagram, les règles tacites sont plutôt celles de se dévoiler au monde sous son meilleur jour. En général, on y enfile en permanence ses habits du dimanche, au propre comme au figuré. Tant mieux si vous arrivez à vous montrer au plus naturel sur Facebook, mais personnellement je ne me verrais pas y balancer ni ma tête à 7h du matin, ni la Agathe passée au filtre Snap, avec une bouche disproportionnée et des yeux dignes de petites cacahouètes. Pourtant, sur Snapchat, je le fais – et vous le faites – allègrement. C’est ça qui est beau.

2. Les stories nous font toutes de l’effet, peu importe lequel

Que l’on suive ses amis, des stars, des blogueurs, des intellectuels ou des chanteurs de rap, les stories sont si personnalisées et différentes qu’on ne peut pas y être indifférent. La story affichant le samedi soir de notre meilleur pote va nous faire éclater de rire, alors que celle de notre artiste électro préféré nous donnera envie de danser. Celle de la star que l’on déteste (et qu’on l’on suit juste pour se moquer) nous répugnera, mais on la regardera quand même jusqu’au bout. Et celle de cette prof de yoga si zen nous donnera envie de devenir quelqu’un de meilleur. Vous voyez, elles nous touchent toutes d’une certaine manière.

3. On devient tout de suite très créatif

On est d’accord, les créations Snapchat sont loin d’être les plus artistiques qu’il soit, sauf si on est vraiment très ouvert aux emoji, aux moustaches mal dessinées et aux phrases de trois mots sans queue ni tête. Mais peu importe, Snapchat offre la possibilité à chacun de se faire photographe, réalisateur, peintre, colleur d’autocollants, et vaguement poète ou humoriste. Et tout ça en même temps. C’est déjà pas mal, non ?

4. On rassasie comme jamais son âme d’enfant

Placez un enfant de 2 ans ou un adulte majeur et vacciné devant les mêmes filtres Snapchat, et vous verrez que les comportements seront exactement les mêmes. Chacun attendra patiemment que l’application au petit fantôme détecte son visage, puis ouvrira grand la bouche ou clignera des yeux en faisant défiler les filtres. Tous deux exploseront du même rire lorsqu’ils tomberont sur le filtre qui transforme leur visage en une grosse tomate rouge et bouffie. Essayez, l’autodérision c’est bon pour la santé !

5. En principe, c’est l’authentique qui prime

Sur Snapchat, on peut, bien entendu, mettre notre vie en scène ; et on n’y montre que ce que l’on veut montrer. Mais les usages de l’application prouvent que, la plupart du temps, les utilisateurs profitent de la plateforme pour afficher des bribes de leur vraie vie. Celle où on a une sale tête quand on travaille, celle où on ne mange pas que des choses belles à regarder et disposées au millimètre dans son assiette, celle où on chante comme des casseroles, ou encore celle où on porte de vieux trainings pour trainer chez soi.

6. On y apprend des choses

Vous pensiez que Snapchat n’était que le royaume de la futilité la plus profonde ? Erreur ! On y trouve de tout. De la futilité bien sûr (et c’est ça que j’aime le plus je crois), mais aussi de la découverte, du philosophique, du sport, de la cuisine, et même de la pure information. Aventurez-vous une fois dans la fonction Discover et vous verrez que certains médias vous parlent de l’actualité ou de sujets de société avec des méthodes bourrées d’imagination, de style et d’inventivité. Si vous n’avez pas d’inspiration ou que vous cherchez des comptes Snapchat qui pourraient vous intéresser, téléchargez l’application GhostCodes. Vous pouvez y naviguer à travers des catégories (inspiration, nourriture, beauté, voyage, sports, vie de famille, etc.) et êtes redirigés vers des comptes traitant les sujets que vous appréciez.

L’application GhostCodes

7. On se lâche, quoi

Comme Snapchat est le réseau social de l’éphémère, il n’est pas étonnant que l’on ose beaucoup plus s’y lâcher qu’ailleurs : on sait que ce que l’on publie ne va pas tarder à disparaître (enfin, attention quand même, parce que les gentils bonhommes qui travaillent au QG de Snpachat peuvent probablement revoir à gogo tout votre contenu). Certains utilisateurs, bien entendu, profitent de cette suppression quasi-instantanée de leurs publications pour faire du gros n’importe quoi (voire du très clairement répréhensible) ; mais j’ai plutôt l’impression que la plupart des gens transmettent simplement ce qu’ils veulent, et comme ils le veulent, à leurs pairs ou plus largement au monde qui les entoure. Et allez, le partage, c’est pas si nul ! #mondedesbisounours

L’univers Snapchat n’a de loin pas que des points positifs. On peut par exemple s’offusquer du règne de la vitesse, des espaces réduits pour communiquer, de l’instantanéité et de la futilité, que le réseau social promeut sans s’en cacher. On pourrait d’ailleurs faire tout un article sur ces aspects négatifs. Mais pas aujourd’hui. Que vive Snapchat!

Agathe